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  •  Châteauroux: Éditions de la Gazelle, 1948, 236p.

On a éteint l’Étoile Polaire est un roman de théologie/politique-fiction dans lequel Georges Henri Las Vergnas tente d’imaginer ce qui se passerait si par exemple un éminent chimiste, par une expérience détonante, parvenait à prouver l’inexistence de Dieu (sans que nous ne sachions jamais comment).

Il s’ensuit de nombreuses péripéties, où le professeur est à la fois adulé (ou plutôt accaparé) et honni dans une France − faut-il le préciser? − coupée en deux.

«Ce roman, qui ne correspond plus à la pensée de l’auteur, ne sera pas réédité», prévient-il dans la présentation de son œuvre en début de ses Fleurs d’Orties (1954). C’est que l’auteur semble finalement renvoyer dos à dos croyants et athées, alors qu’il a pris conscience des coups portés à la laïcité, au début des années 50, par les lois Barangé, Barrachin et Baudry d’Asson finançant l’enseignement privé.

Le style est un peu vieillot, rappelant celui d’Anatole France.

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